Après une longue période d’indiscrétion sur le continent, le Japon veut resserrer sa coopération avec l’Afrique.

La TICAD 7 a démarré mercredi sous le thème “faire avancer le développement en Afrique par les personnes, les technologies et l’innovation”. C’était une occasion pour le Japon de revoir sa coopération avec l’Afrique.

Une coopération revue

Le Japon entend renforcer sa coopération avec le continent afin de stimuler l’investissement du secteur privé en Afrique. La troisième économie mondiale a annoncé des projets futurs sur le continent. Ces projets touchent plusieurs domaines tels que les énergies renouvelables.

En effet, lors de la cérémonie d’ouverture, le premier ministre japonais, Shinzo Abe, a promis “plus de coopération avec l’Afrique”. Le Japon a par ailleurs fait de nombreuses promesses et signé plusieurs accords avec les dirigeants africains.

Des promesses et des accords

Parmi ses promesses, le Japon aidera l’Afrique à doubler sa production rizicole pour atteindre 50 millions de tonnes d’ici 2030. Il a annoncé la création de grandes surfaces de riz sur le continent d’ici 11 ans. L’Agence japonaise de coopération internationale conduira ce projet en coopération avec l’Association Sasakawa pour l’Afrique.

Plus de 150 entreprises japonaises étaient présentes en marge des rencontres officielles de cette 7e édition de la TICAD. Et des accords bilatéraux ont été signés. Une usine de montage de véhicules sera opérationnelle d’ici la fin de l’année en Côte d’Ivoire.

Ceci résulte d’un accord signé entre le gouvernement ivoirien et le constructeur automobile japonais Toyota. La TICAD 7 était aussi une occasion pour les dirigeants africains d’exprimer ce qu’ils pensent.

Ce que pensent les dirigeants africains

Pour les dirigeants africains présents à cette conférence, l’Afrique est décidée à parler « business » avec le secteur privé nippon et non plus d « ’aide » avec les structures publiques.

Le ministre de l’Économie du Sénégal, Amadou Hott, a déclaré qu’ « il est grand temps que le financement privé prenne la relève » du secteur public. Nous voulons favoriser les « partenariats public-privé »

Le Senégal et le Benin visent transformer leur production sur place et l’accroître grâce à l’expertise des industriels et investisseurs étrangers.

 

Si la TICAD favorise des investissements japonais en Afrique, pour le professeur Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères, «Ce sont des annonces mais la vision de développement, la vision de sortir de la pauvreté, du développement futur du continent africain appartiennent aux Africains. »

 

 

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