« A partir du 15 octobre 2020, chaque acheteur d’un téléphone portable ou d’une tablette devra s’acquitter d’une taxe douanière à hauteur de 33% du prix à l’international de son appareil ». Cette annonce a été faite dans un communiqué conjoint signé le 29 septembre 2020, par les ministres des Finances et des Postes et Télécommunications.

« Tous ceux qui vont se connecter pour une première fois recevront simplement un message qui leur indiquera le montant des droits des taxes attendus », ajoutait Guy innocent Diffouo, chef de cellule législation aux douanes camerounaises.

L’annonce de cette nouvelle disposition n’avait cessé de faire couler beaucoup d’encre et de salive. En effet, les commentaires des populations camerounaises fusaient de partout, notamment sur les réseaux sociaux, où la polémique commençait à enfler. Et le président de la République, par la voix de son ministre d’Etat Ferdinand Ngoh Ngoh, a mis l’application de cette nouvelle mesure de taxation en attente.

Cette décision du chef de l’Etat, qui consistait à annuler la collecte par voie numérique des droits de douanes et taxes sur les téléphones et terminaux importés, a étouffé à temps le poussin encore dans l’œuf, car la mesure, sans nul doute, allait accentuer la souffrance des populations qui ont déjà de la peine à joindre les deux bouts. une situation difficile certes, mais accentuée par les conséquences de la pandémie de Coronavirus.

« Nous souffrons déjà beaucoup dans notre pays. Nous ne comprenons pas pourquoi un client devrait payer une taxe sur un téléphone en lieu et place de l’opérateur économique qui l’importe dans le pays. Cette taxe, si elle n’avait pas été suspendue par le chef de l’Etat, les populations étaient prêtes à se lancer dans les rues, afin d’exprimer leur ras-le-bol. Cette décision est donc salutaire, mais démontre à suffisance aux yeux du monde, le manque de cohésion dans l’action gouvernementale », déclare un consommateur.

Source : AFRIK

LAISSER UNE RÉPONSE

Veuillez entrer votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom ici