Le Professeur Didier Raoult


Le Professeur Didier Raoult, revenant sur l’interdiction du traitement du Coronavirus à l’Hydroxychloroquine, dénonce un scandale lié au forcing et à un boulevard tracé pour le Remdesivir, un médicament visiblement dangereux, puisqu’il « donne des insuffisances rénales ». Didier Raoult dénonce « une prise de position qui ne s’explique pas ». Il interpelle les autorités françaises et prend à témoin l’opinion.

« Depuis le départ, les uns et les autres pensaient, dans tous les pays les plus riches, que le Remdesivir allait être le traitement miracle du Covid-19; ça ne l’est pas, ça ne marche pas. Cela donne des insuffisances rénales, il faut perfuser le malade pendant dix jours. Et à la fin, après huit mois d’essais publiés, il faut bien se rendre compte d’une chose : c’est que ça ne marche pas ».

« Mais cette volonté de voir absolument ce médicament, très cher, très nouveau et très moderne être le traitement de référence (contre le Covid-19) a amené à faire l’alternative par l’Hydroxychloroquine, depuis le départ, comme étant impossible et irréaliste. Et c’est la position qu’ont conservé les pays occidentaux les plus riches, dont globalement le bilan, en termes de mortalités, est plus lourd que celui de tous les autres pays ».

« Les choses, malgré tout, ont fini par commencer à être évaluées, avec des essais thérapeutiques qui ont commencé à être mis en France. Et puis, il est arrivé une espèce de scandale scientifique énorme, qu’on a appelé le « Lancetgate », qui a prétendu, avec des inconnus qui manipulaient les données dont personne ne connaissait la source, et qui manifestement étaient fausses, ont prétendu qu’il allait avoir une mortalité de 10% en donnant de l’Hydroxychloroquine dans le Covid-19″.

« Personne n’a pris le temps de réfléchir. Nous, notre ministère a immédiatement interdit l’Hydroxychloroquine, l’OMS a dit  »on arrête tous les essais thérapeutiques avec de l’Hydroxychloroquine ». Et cet élément majeur a interrompu les deux essais qui étaient faits en France : l’Essai Recovery et celui d’Angers. Pour l’essai d’Angers, cela a été clarifié dans leur pré-print, à cause de cette interdiction sur lequel ils ne sont pas revenus, en dépit du fait que le Lancet a rétracté le papier qui était faux ».

« Depuis, les gens qui se sont arrêtés et qui se sont trompés, n’ont pas voulu revenir sur le fait que ça n’était pas vrai que l’Hydroxychloroquine était toxique. Donc la deuxième question qui se pose est :  »Ce n’est pas toxique, pourquoi la situation en 2020 est-elle tellement différente de 2019, où l’Hydroxychloroquine pouvait être demandée dans les pharmacies sans ordonnance ». Qu’est-ce qui s’est pas entre les deux ».

« (…) Là actuellement, le problème est que Sanofi (Laboratoires, ndlr), je suis remonté à un plus haut niveau, nous dit que le ministère de la Santé met des freins à la distribution de l’Hydroxychloroquine sur les commandes qui sont faites à partir de l’IHU. Et j’attends la confirmation que j’ai demandée, officiellement, Si c’est cela, c’est qu’on nous empêche de soigner selon ce que nous pensons être le meilleur traitement possible ».

« J’espère que rapidement nous aurons un courrier nous informant que le ministère de la Santé ne met aucune opposition à la distribution de Sanofi dans notre CHU, d’Hydroxychloroquine, quand nous estimons que nous en avons besoin. Actuellement, nous ne pouvons plus traiter tous les patients qui arrivent. Donc nous allons commencer à faire du tri… ».

 

Source : AFRIK

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