Dans la foulée de la publication par The Lancet de conclusions faisant état de la dangerosité de l’hydroxychloroquine dans le traitement de la maladie à Coronavirus, l’OMS, sans attendre, a prononcé la suspension des essais cliniques en rapport avec le médicament. Sans attendre aussi, la France a pris des mesures allant dans le sens d’interdire l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans le traitement du Covid-19. Selon toute vraisemblance, nous allons tout droit vers une grosse polémique avec un pays comme la France qui a pris une grande décision, à la hâte. Pour quelles raisons ?

Avant la publication des conclusions du journal The Lancet sur les conclusion, plus précisément le 2 mai 2020, en faisant le bilan d’étape après deux mois de présence du virus au Sénégal, le Professeur Moussa Seydi, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Fann de Dakar, révélait qu’une étude allait publiée dans une des plus grande revue du monde pour dire que l’hydroxychloroquine était dangereuses. Il dénonçait une « manipulation des données », de « mauvaise foi ».

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Ce vendredi 29 mai, le directeur de l’IHU Méditerranée Infection, Didier Raoult indique qu’une lettre ouverte écrite par une centaine de chercheurs a été envoyée au Lancet et aux auteurs de l’étude, évoquant des « préoccupations à propos de l’analyse statistique et de l’intégrité des données », a indiqué Science.

Mercredi Todd Lee, expert en maladies infectieuses à l’Université canadienne McGill, a demandé sur Twitter si les gens qui ont réalisé l’étude publiée dans The Lancet s’ils « peuvent donner les noms des hôpitaux canadiens dont ils affirment qu’ils ont contribué aux données, pour qu’elles puissent être vérifiées de façon indépendante ? ».

L’on apprend par ailleurs que l’épidémiologiste Allen Cheng, un des signataires, le fait que des données présentées comme provenant d’hôpitaux australiens seraient en réalité… issues de pays asiatiques. Une des multiples erreurs et interrogations qui « mettent en doute la véracité de cette base de données ».

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Science indique aussi que sur un blog de l’Université américaine de Columbia consacré à la modélisation statistique, le statisticien Andrew Gelman pointe des limites méthodologiques et indique avoir « envoyé un mail pour leur demander les données », sans succès. Dire que c’est sur la base de cette publication du Lancet que l’OMS et la France ont pris de très importantes décisions par rapport à l’hydroxychloroquine. En espérant que ces décisions se justifient.

Pour ceux qui sont pressés, suivre la vidéo à partir de la 30ème minute.

 

Source : AFRIK

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