Les Grammy Awards ont renommé leur catégorie « Meilleur Album de Musique du Monde » en raison de « ses connotations colonialistes ». La première récompense sous cette nouvelle appellation a été décernée à la chanteuse béninoise Angélique Kidjo, lors de la 62ème cérémonie qui s’est déroulée dimanche soir, à Los Angeles (USA).

Nommée à plusieurs reprises, ces dernières années, Angélique Kidjo avait déjà reçu cinq Grammy : en 2007, en 2008, en 2015 et en 2016. Elle succède entre autres à Yo-Yo Ma, Ladysmith Black Mambazo, Tinariwen, Gipsy Kings, Ravi Shankar, Caetano Veloso, Gilberto Gil et the Chieftains.

« Durant l’été, nous avons dialogué avec des artistes, ethnomusicologues et linguistes du monde entier pour conclure que nous avions l’opportunité de mettre à jour la catégorie Album de Musique du Monde pour un terme plus approprié, moderne et inclusif », explique l’Académie, dans un communiqué. « Ce changement symbolise une rupture avec les connotations colonialistes et de « non-Américain » qu’incarnait ce terme pour s’adapter aux nouveaux modes d’écoute et d’évolution culturelle au sein des diverses communautés qu’elle peut représenter ».

Ce changement répond à une réflexion portée, depuis plusieurs années, au sein de l’industrie musicale sur l’usage problématique des genres et autour de l’appellation « world music » qui regroupe une variété de styles à travers le monde, au même titre que la notion de « musique urbaine ». L’an dernier, la Recording Academy avait également renommé sa catégorie de « Meilleur Album Urbain Contemporain » en « Meilleur Album R&B ».

À rappeler que la catégorie Meilleur album de musique du monde a été créée en 1991 et primée pour la première fois en 1992, puis une brève scission entre le meilleur album de musique du monde traditionnelle et le meilleur album de musique du monde contemporain entre 2004 et 2011.

Source : AFRIK

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