À 66 ans, la Bulgare Kristalina Georgieva prend les rênes du Fonds Monétaire International (FMI). Après une longue carrière à la Banque mondiale, elle succède le 1er Octobre à la Française Christine Lagarde. Dans son discours d’investiture, la nouvelle patronne du FMI a tenu à rappeler qu’elle est consciente des défis devant elle.

Une économiste expérimentée

Elle est originaire de la Bulgarie et titulaire d’un doctorat en sciences économiques. Madame Georgieva  détient également une maîtrise en économie politique et en sociologie de l’Université d’économie nationale et mondiale de Bulgarie. Elle a été directrice de la Banque mondiale depuis 2017. Elle a assuré par intérim la présidence de cette institution mondiale de février à avril 2019, après la démission brusque  de l’ancien chef Jim Yong Kim en janvier.

À partir de 1993, la nouvelle patronne du FMI a exercé en tant qu’économiste de l’environnement. En 2008, elle devient vice-présidente et secrétaire de l’organisation. Elle a occupé dans cette organisation les postes de directrice pour le développement durable, directrice pour la fédération de Russie. Aussi, directrice pour l’environnement, directrice pour l’environnement et le développement social de la région d’Asie de l’Est et Pacifique.

Suite à l’adhésion de son pays à l’UE en 2007, elle a occupé de nombreuses fonctions à la Commission européenne (CE). Elle y a travaillé en tant que commissaire chargée de la coopération internationale, de l’aide humanitaire et de la réaction aux crises. Elle a également été vice-présidente chargée du budget et des ressources humaines.

Kristalina Georgieva, patronne du FMI

Quels défis pour ce premier mandat?

Avec le ralentissement de l’économie mondiale et la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, Kristalina Georgieva est consciente des défis qui l’attendent. Déjà sur table, le dossier sur l’Argentine. L’Argentine avait bénéficié il y a plus d’un an d’un prêt du FMI estimé à plus de 56 milliards de dollars. Un prêt record qui permettrait au pays de faire face à la crise financière.

 

Un autre dossier brûlant, celui des ressources du FMI. La nouvelle chef du Fonds monétaire international devra mettre fin aux discussions avec Washington sur la contribution américaine. La question du poids de la dette qui augmente dans de nombreux pays sera également l’un des défis auxquels elle devra faire face. « Ma priorité immédiate pour le FMI est d’aider nos membres à minimiser le risque de crise et à être prêts à faire face aux ralentissements aux ralentissements en cas de récession », a-t-elle souligné.

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