Le discours du porte-parole des ex-combattants séparatistes prononcé ce jour au palais des Congrès a suscité des ovations nourries.

Avant de débuter son discours d’ouverture du Grand dialogue national, le Premier ministre a tout d’abord tenu à rendre hommage aux combattants séparatistes repentis qui ont pris la parole quelques minutes avant lui au palais des Congrès de Yaoundé.

Le passage des anciens combattants «ambazonniens» au pupitre, porté par leur porte-parole, Kawa Yannick, a été ponctué par des ovations nourries. Devant le parterre d’invités et participants, le porte-parole a retracé les frustrations qui les ont poussés à prendre les armes. Il n’a pas manqué d’indiquer que bon nombre d’entre eux étaient sans emplois malgré des années d’études. A cela s’ajoutait la «marginalisation» de leurs frères d’expression française. Autant de faits qui les ont radicalisés. De l’histoire ancienne pour eux.

«Nous avons décidé de déposer les armes car nous avons réalisé que nous avons été manipulés», va-t-il poursuivre avant de préciser que le temps est venu pour l’amour, la paix et le retour à la sérénité. Invitant par la même occasion les autres combattants à rejoindre les centres de désarmement.

Ils font partie des plus de 300 combattants des centres de désarmement et de démobilisation institués par le ministre de l’Administration territoriale.

Le désarmement des combattants séparatistes seront certainement débattus au sein de l’une des huit commissions notamment celui dénommé: Désarmement, Démobilisation et Réinsertion des ex-Combattants. Le Grand dialogue national ouvert ce jour s’achève le 04 octobre prochain.

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