Samedi, la ville de Salé au Maroc accueillait un séminaire CAF-FIFA sur le «développement des compétitions et des infrastructures footballistiques en Afrique». Cette conférence a surtout été marquée par l’annonce du président de la FIFA, Gianni Infantino, qui a préconisé de disputer la CAN tous les 4 ans. Mais le boss de la FIFA a soumis beaucoup d’autres propositions basées sur 3 axes : l’arbitrage, les infrastructures et les compétitions.

L’arbitrage

En collaboration avec la CAF, «nous allons prendre un groupe de 20 arbitres FIFA africains parmi les meilleurs, les accompagner vers la professionnalisation et leur offrir des contrats professionnels, à durée indéterminée. Ils sont les garants des règles du jeu», a souligné Infantino. Objectif : assurer à ce groupe d’arbitres des revenus confortables afin de limiter les risques de corruption.

Les infrastructures

«Nous allons mettre au point une proposition qui mobilisera 1 milliard de dollars pour la construction d’au moins un stade de grande qualité dans chacune des 54 associations membres de la FIFA et de la CAF», a promis Infantino. Ce fonds sera alimenté par la FIFA, la CAF et un «groupe de partenaires». La FIFA veillera à ce que ces financements soient gérés par des procédures transparentes et fiables, a insisté le dirigeant.

Les compétitions

Outre le passage à la CAN tous les 4 ans, préconisé pour augmenter les revenus et laisser plus de temps aux pays-hôtes pour bien se préparer, Infantino mise sur les réformes en cours à la FIFA chez les jeunes et chez les femmes pour améliorer le niveau des sélections africaines : création d’un championnat du monde des nations chez les femmes, accélération du rythme des compétitions mondiales de jeunes, création de nouvelles catégories de jeunes.

Concernant les compétitions de clubs, l’Italo-Suisse a réitéré sa volonté de créer une Super Ligue africaine composée d’une vingtaine de clubs parmi les plus puissants du continent avec une limite probable de deux équipes d’un même pays. Il s’agirait d’une Ligue semi-fermée avec 20 clubs permanents et 4 clubs concernés par un système de promotion-relégation via des compétitions régionales.

Infantino assure que cette Ligue, qui se déroulerait en parallèle des championnats nationaux et à la place de la Ligue des champions africaine, serait capable de générer 3 milliards de dollars de revenus sur cinq ans, ce qui la classerait parmi les 10 championnats les plus puissants du monde. De la sorte, les clubs pourraient mieux rémunérer les joueurs et ainsi garder davantage de talents africains sur le continent.

Seul hic : le dirigeant exige que les clubs participants apportent une garantie financière et s’engagent à investir 20 millions de dollars par an et sur 5 ans pour développer leurs infrastructures, leurs équipes féminines, leurs équipes de jeunes, etc. Il s’agit d’une somme colossale mais Infantino a bon espoir de trouver des investisseurs prêts à s’engager.

L’intervention d’Infantino en intégralité

Source : AFRIK FOOT

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