Lors de la célébration de la fête internationale des travailleurs, le 1er mai dernier, le directeur général d’ENEO, Joël Nana Kontchou, a fait état de la dégradation de la trésorerie de l’entreprise.

Joël Nana Kontchou le directeur général d’ENEO, l’opérateur majeur du secteur de l’électricité au Cameroun s’est adressé à ses employés le 1er mai dernier. C’était à l’occasion de la célébration de la journée internationale des travailleurs.

Dans son discours, le patron d’ENEO a évoqué les difficultés financières de l’entreprise. «Notre trésorerie s’est progressivement dégradée au cours des derniers mois, à cause essentiellement des créances de l’Etat, auxquelles s’ajoutent celles de certaines entités publiques. Lorsque l’on isole ces créances dans notre portefeuille, le taux de recouvrement se situe dans les marges prévues dans notre plan», a déclaré Nana Kontchou.

En cause, «les arriérés qu’accumulent l’État et ses extensions, telles les entreprises publiques, les universités et les communes, qui doivent près de 50 milliards de F CFA à l’énergéticien. D’autres grands comptes, à l’instar d’Aluminium du Cameroun (ALUCAM) ou de la Camerounaise des eaux (CDE), accusent également des retards de paiement préjudiciables. Fritz Ntone Ntone, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala a par exemple évalué la dette due à ENEO à près d’un milliard de FCFA au 31 décembre 2018», peut-on lire dans le quotidien Le Jour édition du 6 mai 2019.

Autre sujet évoqué dans son discours, «la qualité du service technique d’ENEO». «Certes, nous avons intensifié les travaux sur notre réseau, mais nous enregistrons un fait nouveau : la dégradation de notre SAIFI (nombre moyen interruptions par client par mois) qui traduit la fréquence d’interruption vue du client. C’est-à-dire qu’au lieu d’enregistrer des grosses coupures, nous avons beaucoup de microcoupures sur notre réseau», a-t-il indiqué.

Conscient des préjudices que ces coupures à répétition causent aux usagers, au fait de la publicité négative qu’elles induisent vis-à-vis d’ENEO, le DG a simplement déclaré la guerre à ces dysfonctionnements en érigeant des règles fermes et précises: «les travaux programmés devront être optimisés pour minimiser les interruptions; les interférences de la végétation sur nos lignes doivent être systématiquement éliminées; le réseau devra être étudié et reconfiguré pour éliminer les surcharges; les départs et postes dos à dos doivent être normalisés au plus vite…; les pannes doivent être gérées avec le plus de célérité, en toute sécurité», précise Le Jour.

LAISSER UNE RÉPONSE

Veuillez entrer votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom ici