Publié le
18.05.2020 à 12h36
par
Christian Djimadeu

Le commandant de la fameuse « Brigade anti Sadinard » présente son association et essaye de faire taire les supputations autour de sa nationalité

 

« Je m’appelle Abdoulaye Thiam alias «Calibri Calibro » ; je suis le commandant en chef de la Brigade anti-sardinard (Bas) ». C’est ainsi que s’est présenté l’activiste dans une interview  accordée au quotidien Le Messager ce 18 mai 2020.  Dans les capitales occidentales et sur la toile, son mouvement la BAS défraie la chronique par des manifestations et campagnes contre le régime du président de la République Paul Biya.

Le pouvoir de Yaoundé a vite fait de qualifier la BAS de « mouvement terroriste ». Certains Camerounais l’assimilent à une association des originaires de la région de l’Ouest (Bamiléké), proche du parti de Maurice Kamto le leader du MRC, deuxième à la présidentielle de 2018. « La Bas n’est ni l’une ni l’autre », se défend Calibri Calibro, esquissant le caractère multiethnique des membres de la BAS.

Il appuie son propos : « Je me bats pour un peuple, une nation prospère. Pas pour une ethnie précise. Nous nous battons contre toutes les formes d’injustice dans notre pays (…) J’ai horreur que des gens nous ramènent ce débat infect et nauséabond sur les Bulu et les Bamiléké comme si ce ne sont que ces deux ethnies qui existent au Cameroun. Nous sommes une association reconnue et légalisée en France. Comment pensez-vous qu’on puisse légaliser sur le territoire français une association qui est tribaliste ou terroriste ? C’est absurde ! »

Sur le débat sur ses origines réelles, l’activiste qui avait bruyamment interpellé le président Français Emmanuel Macron au Salon international de l’agriculture de Paris sur des cas de violation des droits de l’Homme au Cameroun, s’exprime.

« J’estime que je suis plus Camerounais que tous ceux qui prétendent que je suis Malien ou Sénégalais (…) Ce n’est pas parce que mon grand-père est sénégalais que je le suis forcément. Ce sont des faux débats. Toute cette polémique sur mes origines ne sont ni plus ni moins qu’une machination du régime de Yaoundé pour me discriminer. Pour jeter l’opprobre sur moi. Un exercice dans lequel ils sont champions. Mais, cela ne me fait ni chaud ni froid. Désolé ! », assure-t-il.

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